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mardi 30 juin 2009

Les racines du ciel de Romain GARY

Mon avis
***
C'est l'histoire de Morel. Où plutôt, la version des gens qui l'on côtoyé, croisé ou simplement estimé. Morel défend les éléphants d'Afrique, en particulier au Tchad, espèce anachronique et vestiges d'un monde préhistorique pour certains que l'on extermine, doucement mais sûrement au nom de la modernité, du pouvoir ou de l'argent. On le dit misanthrope, fou ou naïf. Mais il y croit, il suit son idée, sans vaciller, sûr de lui. Différents points de vues sont abordés, de façon très argumentée, depuis le besoin de viande des Tchadiens, à la distraction en tant qu'exutoire face au sentiment de faiblesse des touristes occidentaux que représente un safari - qui, dans les années 50, consiste à chasser les animaux sauvages d'Afrique et ce de façon tout à fait légale - ou encore celui des braconniers qui cherchent de l'ivoire et de la matière pour faire des objets exotiques pour les touristes - comme par exemple des tables de chevet en pattes d'éléphants ! Se greffent la dessus ceux qui profitent de l'aura que l'entreprise de Morel à dans les journaux du monde entier pour faire valoir leurs ambitions personnelles et nationalistes. Heureusement, quelques autres fous amoureux de la nature, ceux qui savent que le jour où les éléphants ne seront plus là comme preuve que la liberté existe encore, l'homme n'aura plus de raison de vivre et l'opinion publique qui aime ce personnage farfelu qui défend les animaux, juste pour eux, sans rien avoir d'autre à y gagner que leur survie. Romain Gary fait état de la solitude des hommes, il montre que finalement, l'homme ne suffit pas à l'homme, le chien non plus. Il faut des éléphants, sinon nous sommes perdus. Sans aucun doute avant-gardiste sur le sujet de l'écologie, ce roman, écrit dans les années 50 est fabuleux, dur souvent et très beau.

Le côté rustre de Morel m'a un peu dérangé parfois dans la mesure où il ne semble pas très loquace, ne cherche pas à convaincre avec les mots. Les arguments de Waïtari sont bien plus étayés. Peut-être est-ce finalement représentatif de la réalité.

Sur la forme j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de répétitions, comme une sorte de leitmotiv un peu inutile. L'histoire en soit est assez simple, mais finalement, ce qui est important ce sont les rapports humains - ou plutôt leur absence, ainsi que les raisons à l'origine de ce que fait Morel.

Présentation de l'éditeur

lundi 25 mai 2009

Sous les vents de Neptune de Fred VARGAS

Mon avis
***
Ce volume m'a un peu moins plu que le premier roman que j'ai lu de Fred Vargas, sans aucun doute parce que j'avais vu le téléfilm et que je n'avais pas fait le rapprochement au premier abord, mais ça fausse forcément l'imagination. J'ai toutefois retrouvé avec grand plaisir Adamsberg et son entourage sous la plume ultra vivante de l'auteur.

Présentation de l'éditeur
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Une jeune fille assassinée par trois coups de poinçon, un ivrogne qui ne se souvient de rien mais que tout accuse... Pour le commissaire Adamsberg, il n'y a aucun doute : le passé refait surface. Le tueur au trident est de retour . Celui-là même qui avait poignardé la fiancée de Raphaël, le frère du commissaire, des années plus tôt dans leur contrée natale des Pyrénées. Seul hic : l'homme est mort depuis vingt ans...
Se pourrait-il qu'Adamsberg, cet homme rêveur et sensible, coure après un fantôme et perdre la raison ?

vendredi 1 mai 2009

Le Livre de Joe de Jonathan TROPPER

Mon avis
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Joe est un homme qui a réussi socialement mais à qui il manque ce qu'il faut pour être heureux : une vie sociale stable peuplée d'amis et d'amour. Ce vide l'empêche de se construire, de se connaître et de refermer les blessures de son adolescence, malgré sa fuite à plusieurs miliers de kilomètres de sa ville natale servant de décors à son roman à succès dans lequel il n'épargne pas les personnages de son passé.
Facile de dresser un portrait au vitriol d'une ville lorsqu'on n'y habite plus... Il doit pourtant y retourner, au chevet de son père gravement malade. Pris à la gorge par son passé et son absence de présent, il se retrouve surtout face à lui-même et met progressivement de l'ordre dans sa vie.

Un roman "vrai", bien construit et qui aborde le thème de l'homosexualité avec pudeur et sensibilité. Je le conseille vraiment.

Présentation de l'éditeur
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A première vue, Joe Goffman a tout pour lui : un magnifique appartement dans les quartiers chics de Manhattan, des aventures sentimentales en série, une décapotable dernier cri et des dollars comme s'il en pleuvait. Ce jeune auteur a très vite rencontré les succès avec son premier roman, Bush Falls. Directement inspiré de son adolescence passée dans une petite bourgade du Connecticut, ce best-seller ridiculise les moeurs provinciales de ses ex-concitoyens, dénonce leur hypocrysie, leur étroitesse d'esprit et toutes leurs turpitudes. Mais le jour où il est rappellé d'urgence à Bush Falls au chevet de son père mourant, il se retrouve confronté aux souvenirs qu'il croyait enfouis à jamais. Face à l'hostilité d'une ville entière, rattrapé par les fantômes de son passé, Joe va devoir affronter ses propres contradictions et peut-être enfin trouver sa place...

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