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lundi 28 janvier 2008

Cinq mouches bleues de Carmen POSADAS

Mon avis
*
La presse people relatant la vie des stars et autres « personnalités » m’ennuient déjà terriblement dans le monde réel… mais quand il s’agit en plus de lire les frasques mondaines de madrilènes riches et célèbres imaginaires, je rentre en léthargie totale…

D’autant que Carmen POSADAS ne nous épargne rien dans ce roman, championne de la paraphrase, voire pire, de la répétition : 374 pages auraient pu exprimer la même chose en moitié moins de feuilles ! L’histoire en aurait peut-être été davantage mise en valeur…

Attention, je ne suis pas allergique aux descriptions, ni opposée aux explications précises pour agrémenter un lieu, une situation ou un dialogue. Mais là, l’inutilité d’un grand nombre de paragraphes est plus que frappant. Surtout que, l’histoire est d’une simplicité affligeante !

Seules les cent dernières pages arrivent un peu à tenir le lecteur en haleine suite à la révélation intérieure du personnage principal, mais bon, ça ne mérite pas tant de fioritures.

Je ne me suis attachée à aucun personnage tant ce monde est superficiel, mesquin et dont les aventures sont si insignifiantes !

J’avais sincèrement beaucoup aimé « Petites Infamies » du même auteur mais je n’ai absolument pas été séduite par ces cinq mouches bleues, aucune émotion, un manque de suspens total lié à cette écriture molle et interminable. Non, décidément, je ne le conseille pas…

J’ai rarement regardé passer les numéros des pages avec autant d’impatience en attente du prochain bouquin à lire ! J’espère que « La chaussure sur le toit » - que j’ai commencé dans la foulée pour ne pas rester sur une note négative – me transportera davantage…

Présentation
Dans un restaurant londonien très chic, Rafael Molinet, un espagnol, écoute sa nièce égrener les derniers potains mondains de Madrid. Parmi ceux-ci, l'histoire rocambolesque d'un homme d'affaires, Jaime Valdès, mort mort étouffé par une amande, à moins qu'il 'ait été assassiné par sa maîtresse ou par sa femme. Molinet n'écoute qu'à moitié : son esprit est occupé par son départ en vacances au Maroc, dans un hôtel de luxe isolé où il n'aura rien à faire, sauf observer ce qui l'entoure. Mais là bas, les clients de l'hôtel parlent beaucoup eux aussi de la mort de Jaime Valdès, histoire qui n'est pas sans rappeler à Molinet des événements enfouis dans son passé à Montevideo... A travers le regard de Rafael Molinet, Carmen Posadas se livre à l'autopsie sans anesthésie d'une classe sociale riche, insupportable et parfaitement inutile. Son humour est corrosif, son sens de l'observation rédempteur et son art du suspense d'un raffinement extrême.

mercredi 23 janvier 2008

Musique de janvier...

Un peu de Benny Goodman ?

Sur une très jolie interprétation de "On the sunny side of the street", ça ne se refuse pas...

Dans le Sud des Etats-Unis au début du siècle dernier, les afros-américains étaient obligés de marcher à l’ombre, car le côté ensoleillé de la rue était réservé aux blancs.

Ce morceaux a été composé par Dorothy Fields et Jimmy McHugh. Parmi les centaines d'interprétations - enfin, surtout parmi celles que je connais, voici mes favorites :
- Dizzie Gillespie, en particulier la version que l'on peut trouver sur l'album "Dizzy Digs In Paris"
- Illinois Jacquet sur l'album "Bottoms Up"
- Ella Fitzgerald (incontournable bien sûr !) notamment sur l'album "For The Love Of Ella"
- Nat King Cole sur l'album "For Sentimental Reasons" édité au label Dreyfus, ce qui garanti une qualité optimale pour des enregistrements anciens.
- Benny Goodman, celui que j'ai choisi de faire écouter sur ce billet et que l'on peut trouver sur "Small Groups 41-44"

mardi 22 janvier 2008

Shorty, Suzie et Pedro

Voici l'édition 2007 de nos matous.

Vous pourrez constater qu'un nouvel arrivant nous a rejoint, j'ai nommé : Pédro. Il s’agissait manifestement d’un chat errant, abandonné au vu de sa maigreur et des nombreux parasites qui se faisaient un plaisir de l’habiter. Nous nous sommes petit à petit occupés de lui et il a fini par rejoindre les deux autres « légitimes », non sans mal car le terme de territoire à un sens bien concret chez ces petites bêtes !

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lundi 14 janvier 2008

Qu'est-ce que mon coin lecture ? (nouvelle catégorie)

Pourquoi le coin lecture ? Parce que j’avais envie de partager mes lectures et aussi parce que j’avais envie de m’en souvenir. Voilà, sans plus de prétention que ça, je lis modérément (1 livre par mois en moyenne), certaines de mes connaissances sont de vraies dévoreuses de romans et ce n’est pas vraiment mon cas. Simplement, j’aime lire et cela fait longtemps que je me dis que je devrait me faire des critiques des livres que j’ai lu, mais pour moi, simplement pour m’en dire un peu plus dans quelques années que « j’ai aimé » ou « j’ai pas aimé ».

Alors voilà, je mets cela sur le blog, pour que mes ami(e)s puissent me dire ce qu’ils pensent de ces mêmes livres, et pourquoi pas, s’ils sont à court de lecture, qu'ils puissent puiser dans cette liste à leur guise… N’hésitez pas à me faire vos commentaires ! C’est fait pour ça…

Voici mon classement :
* : je n'ai pas aimé
** : je n'en garde pas un souvenir impérissable
*** : j'ai aimé
**** : je conseille sans hésiter car j'ai adoré.

N.B : je viens juste de commencer et je suis loin d'avoir émis une critique réfléchie sur tout ce que j'ai lu...

N.B bis : un grand merci à Claire qui m'a conseillé un tas de romans que j'ai quasiment tous aimé. Un autre grand merci à Mallory pour ces partages littéraires, c'est agréable d'avoir quelqu'un proche de soi qui a les mêmes "passions" et merci aussi pour ces romans que tu m'as fait découvrir et enfin, merci à papa, qui via des méthodes plus ou moins avérées m'a fait aimer la lecture...

Une rose au paradis de BARJAVEL

Mon avis
***
Quel dommage d'avoir donné des traits aussi grossiers à ses personnages... ce roman, dont le sujet est passionnant et qui -malheureusement - se rapproche, dans une certaine mesure du monde dans lequel nous vivons aurait pu être un bijou. Il se trouve que le décors et l'action sont intéressants mais les protagonistes sont soit fades (M. Jonas, insipide, et transparent malgré une intelligence qui lui a valu d'être sélectionné pour être l'un des survivants de l'espèces humaine), soit bêtes et détestables par cela (Mme Jonas, sa femme, qui n'a pas un brin de bon sens ni de sang froid). Les lacunes des deux enfants du couple Jonas paraîssent invraisemblables, même si les conditions matérielles sont difficiles pour parvenir à une éducation précise des rejetons. La mère est vite agacée et impatiente par les questions des enfants, enfin surtout du garçon, car la fille, elle, s'en fiche. J'ai souvent eu le sentiment d'une misogynie latente...

Seul Monsieur Gé m'a plu et intrigué. Cet homme dont on ne saura jamais s'il est un Dieu ou le Diable.

Je pense qu'avec plus de profondeur dans les personnages, les réflexions auraient été moins simplistes et les faits plus intéressants. J'ai malgré tout passé un bon moment à lire ce roman et tout particulièrement la première moitié. J'en ai retenu une jolie phrase : "l'imagination, c'est de la mémoire passée à la moulinette et reconstituée en puzzles différents".

Présentation de l'éditeur
Une gigantesque manifestation réunit, place de la Condorde, des millions de femmes enceintes venues dénoncer les effets de la bombe U. Mais il est déjà trop tard... Le catclysme se déclenche. La planète terre est réduite à néant. Cependant, Lucie, l'une des manifestantes, échappe mystérieusement à la déflagration. Seize ans plus tard... Lucie vit avec son mari et ses efants dans un univers étrange où le temps n'existe plus, où il suffit d'appuyer sur un bouton pour obtenir vêtements et nourriture.

Que s'est-il passé ? Pourquoi ont-ils échappé au cataclysme ? Qui est l'énigmatique Monsieur Gé que les enfants assimilent confusément à un Dieu ?

lundi 7 janvier 2008

L'étranger d'Albert CAMUS

Mon avis
**
je ne l'avais pas lu à l'école et heureusement car ce n'est pas le genre de littérature qui fait aimer la lecture, en tous cas en ce qui me concerne. L'histoire, somme toute assez banale met en scène un personnage sans relief, auquel on ne s'attache absolument pas du fait de ses lacunes sociales, son manque de logique sentimentale et comportementale pour lesquelles il se sent malgré tout en décalage avec ses semblables. Ses derniers instants m'ont davantage intéressée, notamment lorsqu'il refuse l'aide de l'aumônier de façon un peu énerigique (démarche dont on ne le croit pas capable jusque là). Peut-être est-ce un sursaut d'humanité à l'aube de sa mort, où simplement un regard différent de ma part à ce moment précis, car c'est le seul instant où je me suis sentie un peu proche du protagoniste...

Si c'était le but de l'auteur, en effet, cet homme m'a été complètement étranger. Un essai, un exercice de style pour moi, c'est comme cela que je l'ai ressenti.

Résumé
Histoire d'un homme que des circonstances extérieures vont amener à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

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