Mon avis
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Ce livre nous a été offert par la ville de Balma pour notre mariage. L'auteur est Toulousain et passionné par l'Ancien Régime.
Style très agréable ponctué d'humour et de répliques cinglantes, ce roman est très facile à lire. Il relate l’histoire de Jules César Vanini personnage haut en couleur qui prétend pouvoir expliquer de façon scientifique beaucoup de manifestations de la nature. En ceci, il réfute le divin et passe pour un impie. Depuis L’inquisition au Parlement toulousains – siégeant face à face, personne n’a d’intérêt à ce que cet italien propage trop ces idées qui pourraient réveiller des consciences raisonnées. Il est important de faire perdurer l’idée de l’existence des sorcières, de diffuser la crainte du diable et de punir les blasphémateurs. La survie des petites affaires de l’Eglise et de la Politique de la ville en dépendent. Un chasseur de sorcières et d’infidèles en tout genre a été dépêché par la Sorbonne à Paris pour débarrasser Toulouse de ce mécréant.

J’ai beaucoup apprécié de lire en « local », j’ai appris pas mal de choses sur la ville dans laquelle je vis. Deux petites déceptions, le suspens qui fait défaut car l’on sait à l’avance par qui sont perpétrés les meurtres ce qui enlève le caractère « policier » qu’aurait pu avoir ce roman et puis, la fin, qui m’a laissée sur ma faim, il m’a manqué un chapitre…

Présentation de l'éditeur
Juin 1618, Toulouse ignore qu'elle accueille le flamboyant Jules César Vanini. Tandis q'un sinistre chasseur de sorcières s'apprête à se lancer aux trousses de ce philosophe libertin, une série de meurtres sanglants enflamme la ville, déjà échauffée par la canicule. Personne n'échappe aux troubles. Les nobres et les religieux jouent de subtiles parties de cache-cache pour s'arroger le pouvoir sur les offices et les consciences. Et quand la littérature ne suffit plus à convaincre, la violence prend le pas. Hantés par d'archaïques terreurs, exaltés par les bûchers, ivres de mauvais vins, les Tolousains chargent Graziella, une jeune comédienne effrontée, de tous les maux qu'ils voient s'abattre sur eux. Vanini sent le piège se refermer, mais ne peut s'empêcher de blasphémer encore, comme un crapaud mélancolique au bord d'une mare. L'amour d'une jeune femme pourra-t-il le sauver ? Cette fresque brutale met en scène la sauvagerie des beaux esprits et les intérêts crapuleux d'une ville à l'aube du Grand Siècle.