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samedi 24 octobre 2009

La reine Claude de Claire Castillon

Mon avis
**
La reine Claude, c’est le nom que la narratrice a donné a la tumeur qui habite la tête de son compagnon. Son récit présente sans pudeur ce qu’elle vit, ce qu’il vit, ce qu’elle pense, ce qu’elle subit. Elle se torture de pensées tour à tour amères, mauvaises, sensibles, suicidaires ou soumises.

Son amant est un personnage public, connu et reconnu de 20 ans son aîné. Sa maladie remet en question leur futur commun, les enfants qu’ils n’auront probablement pas, le bonheur qu’ils ne partageront plus.

J’ai eu peur que ce soit difficile à lire, dans la tristesse et le morbide. Certes, ce n’est pas très réjouissant mais c’est finalement plus dans l’introspection et dans la thérapie que procure l’écriture que ce roman se pose. Il fait état de ses contradictions et de ce qu’elle imagine, croit ou suppose, qui la rassure ou la fragilise.

L’écriture est très personnelle, épurée et avare de ponctuation. Le contenu est davantage destiné à cet homme qu’à un lecteur anonyme et cela sonne un peu comme une lettre exhibitionniste. Je ne sais pas si j’ai aimé ou pas ; plus que du chagrin ou de l’apitoiement – ce qui aurait à coup sûr donné quelque chose de pénible à lire – ce sont de mauvais sentiments qu’elle couche sur le papier, comme pour les évacuer. La haine, la jalousie, la torture (sur elle-même surtout) ou l’égoïsme sont autant de cauchemars qui la hante dans l’attente du verdict final sur la maladie.

Présentation de l'éditeur
C'est l'histoire de ma vie qui a croisé la tienne, c'est l'histoire de nos nerfs en crise, de deux malades qui n'ont que l'amour pour moteur, la rage de rester haut. C'est l'histoire de deux têtes capables de se saboter pour que l'autre ne meure pas. C'est l'histoire du sillon creusé depuis cette rencontre-là, le long duquel poussent les fées et les fleurs. C'est l'histoire d'un prunier, à déraciner parce qu'il s'est fichu au milieu, et les fleurs n'ont plus d'eau. il faut l'abattre, en faire du bois, le bois de notre croix et celui de nos feux. Tu ne mourras pas. Je t'aime.

mardi 13 octobre 2009

Moon Palace de Paul Auster

Mon avis
***
MS Fogg est un jeune homme élevé par son oncle suite à la mort accidentelle de sa mère lorsqu'il avait 9 ans. Etudiant sans grande ambition, peu après la mort de son oncle, il va perdre le maigre équilibre vital qu'il avait. Il ère tel un sans domicile fixe pendant plusieurs jours avant d'être sauvé par son seul et donc meilleur ami et une fille qu'il a rencontré une seule fois et par le plus grand des hasards. Une fois rétabli, il trouve un travail pour le moins étrange - tenir compagnie à un très vieil homme assez fantasque. Ce dernier lui raconte sa vie - en particulier celle de sa première identité - et lui de demande d'écrire sa nécrologie. Je n’en dirai pas davantage pour ne pas dévoiler le clou de l’histoire. Cette dernière, construite à la façon des poupées gigognes, réserve à notre héros des rebondissements assez étonnants et émouvants, notamment sur son propre passé.

Il y a trois parties distinctes dans ce roman, toutes présentées par le personnage principal qui narre l’histoire à la première personne. Malgré l’évolution qui est présentée de façon très claire, il m’a semblé que cela manquait d’un fil conducteur. On passe vraiment d’une histoire à l’autre sans revenir trop à la précédente alors que tout le permet. En fait, le réalisme est très présent et l’enrobage un peu « merveilleux » que j’aime dans le roman m’a personnellement fait défaut. J’ai toutefois passé de bons moments à lire « Moon Palace ».

Présentation de l'éditeur
Marco Staneley Fogg : le nom même de son héros place ce roman sous le signe de l'exploration et du voyage.
Et c'est bien une odyssée qui nous est offerte, dans la tradition des Mille et Une Nuits comme du "grand" roman américain ;
Un parcours fertile en paysages fantastiques, personnages hors du commun, tribulations multiples.
Mais tout voyage est aussi une quête intérieure et initiatique. Sous l'anbondance des lieux et des couleurs, le vrai périple de Marco Stanley Fogg est une recherche de l'identitié, une exploration de la solitude et de l'imcomplétude universelles. L'auteur de la "Trilogie new-yorkase" et du Voyage d'Anna Blume confère ici aux thèmes qui sont ceux de toute son oeuvre une ampleur et une richesse inégalées.

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